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Caracérisation des atypicités de la perception des émotions faciales dans les troubles autistiques et neurovisuels


Auteur.e.s : Henry Kimly et Leroy Audeline
Directrice(s)/Directeur(s) : Chokron S.
Année : 2016
Université : Paris
Nb de pages (annexes incluses) : 116
Mots clés : Troubles du spectre autistique, syndrome d'Asperger, troubles neurovisuels, traitement des émotions, fréquences spatiales

Résumé :

Les orthophonistes sont de plus en plus fréquemment confrontés à la problématique du bilinguisme, tant dans l’évaluation qu’au cours de la rééducation. En effet, la gestion des deux langues se révèle compromise dès lors qu’elle est confrontée à la pathologie, notamment dans le cadre de la Démence de Type Alzheimer. Cette dernière affecte, entre autres, les fonctions exécutives compromettant la sélection et la séparation des langues ; ainsi que l’accès lexical menant à une diminution de la fluence. La littérature décrit également une meilleure préservation de la langue maternelle en comparaison à la langue seconde.
Notre objectif était de comprendre en quoi les atteintes langagières liées à cette maladie étaient spécifiques en cas de bilinguisme.
En France, la population arabo-francophone a particulièrement retenu notre attention. C’est pourquoi nous avons effectué une comparaison des performances langagières de bilingues arabo-francophones sains et déments, dans chacune de leurs langues. Le protocole, créé par l’équipe du projet ALIBI (ALzheimer Immigration & BIlinguisme), visait à évaluer la démence et le langage oral sous ses versants expressif et réceptif. A travers ce dispositif, nous avons cherché à mettre en évidence un effet de la pathologie, de la langue, ainsi qu’une éventuelle interaction entre ces deux facteurs.
Nos résultats confirment partiellement nos hypothèses. Les performances du groupe sain sont significativement supérieures à celles du groupe expérimental, excepté à l’épreuve du discours spontané. Un effet significatif de la langue en faveur de l’arabe est observé dans plusieurs épreuves. De plus, des interférences langagières sont préférentiellement retrouvées chez les participants déments, illustrant alors l’accroissement des difficultés de gestion des deux systèmes linguistiques. En revanche, seul le MMSE a révélé un effet d’interaction significatif, invitant à la plus grande prudence lors de sa passation auprès de bilingues. L’utilisation de tests orthophoniques appelle également à une interprétation mesurée en cas de plurilinguisme


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