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État des lieux des pratiques professionnelles des orthophonistes dans le cadre de la pose d’un diagnostic de trouble développemental du langage oral


Auteur.e.s : Valjent Isabelle
Directrice(s)/Directeur(s) : Priscille BOUIX
Année : 2020
Université : Montpellier
Nb de pages (annexes incluses) : 163
Mots clés : langage oral, pratiques professionnelles, diagnostic

Résumé :

Le Trouble Développemental du Langage Oral (TDLO) touche 7% des enfants. Son impact négatif sur le développement personnel, en fait un enjeu majeur de santé publique. Pourtant malgré des décennies de recherche, l’étiologie de ce trouble reste mal connue et l’absence d’indicateurs pronostics fiables et de critères discriminants rendent le diagnostic de TDLO difficile à poser.
Cette difficulté a amené la communauté internationale à rechercher un consensus sur la base des données scientifiques les plus récentes. Des experts anglo-saxons ont présenté une série de propositions relatives à la terminologie et aux critères diagnostiques : le consensus CATALISE. En France pourtant, les différents textes de référence qui encadrent les pratiques orthophoniques n’ont pas été harmonisés ni entre eux, ni avec les recommandations internationales. Notre étude propose d’évaluer dans quelle mesure les orthophonistes ont intégré en pratique, les diverses recommandations officielles.
Un questionnaire numérisé à destination des orthophonistes exerçant en France nous a permis de récolter 464 réponses. L’analyse montre que sur les aspects terminologiques, les pratiques sont hétérogènes, qu’elles sont relativement alignées sur les recommandations nationales mais éloignées des recommandations internationales. Sur les aspects diagnostiques, les recommandations internationales sont mieux suivies malgré certaines contradictions importantes.
Nos résultats suggèrent que plusieurs éléments concomitants pourraient nuire à l’alignement des pratiques orthophoniques : (1) l’absence de consensus initial entre les instances nationales et internationales (2) un déficit d’accès à l’information et (3) un positionnement professionnel contre l’application des recommandations officielles. De plus, ils indiquent que ces divisions peuvent avoir un impact négatif sur les professionnels et sur les patients et interrogent donc l’utilité de l’établissement d’un consensus en France au sujet du diagnostic de TDLO. L’émergence d’un tel consensus pourrait impliquer la structuration d’une instance spécifique à l’orthophonie.


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