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Intérêt d’un test dynamique pour l’évaluation des troubles émotionnels chez un patient présentant une aphasie progressive primaire.


Auteur.e.s : DELATTRE Florine
Directrice(s)/Directeur(s) : GROS Auriane, PLONKA Alexandra
Année : 2022
Université : Nice
Nb de pages (annexes incluses) : 43
Mots clés : Aphasie Progressive Primaire, Apathie, Trouble émotionnel, Test dynamique, Evaluation

Résumé :

L’aphasie progressive primaire (APP) est un syndrome neurodégénératif se manifestant majoritairement par des troubles langagiers. Toutefois, il est fréquent de rencontrer, en clinique, des patients présentant une apathie. Cette dernière est souvent évaluée subjectivement et ne fait actuellement pas partie des critères diagnostiques de l’APP.
Dans notre étude, nous nous sommes intéressés à l’apathie émotionnelle. Notre objectif était d’explorer les troubles du ressenti et de la régulation émotionnelle via un test objectif, chez deux patientes présentant une APP de forme non fluente, l’une à un stade débutant, l’autre à un stade avancé. Nous avons ensuite vérifié si les résultats obtenus étaient comparables à ceux obtenus via des échelles classiques d’évaluation de l’apathie. Nos résultats ont montré une fiabilité limitée du test objectif en fonction du stade de la maladie.
A un stade débutant pendant lequel les capacités de compréhension sont préservées, les résultats sont intéressants et permettent une étude précise des troubles émotionnels. Néanmoins, les échelles d’évaluation subjectives demeurent nécessaires, voire indispensables pour l’évaluation de patients présentant une APP à un stade sévère, ayant, par conséquent, des capacités de communication restreintes limitant l’évaluation.
Le test objectif pourrait ainsi être utilisé en complément d’échelles subjectives dans le cadre de l’évaluation de l’apathie : cela permettrait de préciser l’importance des troubles émotionnels, leur nature, et les possibilités de prise en soin de manière précoce. Enfin, de futures recherches sur ce sujet permettraient potentiellement d’intégrer les troubles neuropsychiatriques, notamment l’apathie, au sein des critères diagnostiques de l’APP, certainement amenés à évoluer à nouveau.


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