<< Retour à la liste des mémoires

De la création d’une plaquette d’information à destination des médecins généralistes et des pédiatres pour une plus grande vigilance portée aux fonctions oro-myo-faciales chez l’enfant de 0 à 6 ans à l’entrée du parcours de soins


Auteur.e.s : FONTENELLE Marion
Directrice(s)/Directeur(s) : SOUCHARD Julie, CHARPENTIER Bianca
Année : 2022
Université : Poitiers
Nb de pages (annexes incluses) : 132
Mots clés : Fonctions oro-myo-faciales, Troubles oro-myofonctionnels, Prévention, Médecins généralistes, Pédiatres

Résumé :

Les troubles oro-myofonctionnels désignent des comportements musculaires inappropriés de la langue, des lèvres, des joues, des mâchoires, du voile du palais lors de la réalisation des fonctions oro-myo-faciales, à savoir la respiration, la déglutition, l’articulation et la mastication. Ces anomalies entravent le développement fonctionnel et morphologique du massif facial et impactent la santé de l’enfant et de l’adulte. Leur traitement mobilise l’intervention de divers professionnels de santé et nécessite des prises en soins orthophoniques. Prévenir l’installation et l’aggravation des troubles oro-myofonctionnels chez le jeune enfant paraît alors indispensable. Un premier questionnaire a permis de réaliser un état des lieux du besoin d’informations dans ce domaine auprès de treize médecins généralistes et six pédiatres. Un médecin en santé publique a été accepté dans l’étude.
Le niveau de connaissances des professionnels et la prévention semblaient limités. 50% des professionnels ne connaissaient pas le terme de « troubles des fonctions oro-myo-faciales ». Seuls trois facteurs de risque étaient majoritairement connus. 45% des professionnels faisaient rarement de prévention à ce sujet et 15% n’en faisaient jamais. Les anomalies de ventilation, les freins buccaux restrictifs et les déformations d’articulé dentaire ne faisaient pas l’objet d’investigation orthophonique.
Nous avons élaboré une plaquette d’information décrivant les facteurs de risque et les signes cliniques de dysfonctionnements repérables chez l’enfant de 0 à 6 ans et précisant les démarches de coordination de soins. Un second sondage a été proposé pour évaluer le support mais seulement sept professionnels, dont trois présents au début de l’étude, ont répondu.
Une analyse qualitative a montré un enrichissement des connaissances concernant les facteurs de risques et le rôle de l’orthophoniste et une augmentation relative de la vigilance des prescripteurs. Malheureusement, la fréquence de prévention n’a pas augmenté significativement. D’autres actions seront nécessaires pour sensibiliser les professionnels à la nécessité d’une prévention et d’une interception précoce des troubles oro-myofonctionnels.


Lire le mémoire
(Consulté 13 fois)