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Création d’un outil d’information sur les lignes de base en langage écrit, destiné aux orthophonistes exerçant en libéral ou mixte


Auteur.e.s : VALDENAIRE Aline
Directrice(s)/Directeur(s) : PELLATON Aurélie, PERICHON Jérémy
Année : 2022
Université : Lyon
Nb de pages (annexes incluses) : 78
Mots clés : EBP, Lignes de base, Expertise, Auto-évaluation du patient, Modèles

Résumé :

La mesure de l’efficacité dans les interventions orthophoniques s’appuie en grande partie sur l’expertise du clinicien, à l’aide d’une prise de mesures régulière sur l’évolution du patient. Mais malgré une adhésion majoritaire aux principes de l’Evidence-based Practice (EBP), les orthophonistes francophones utilisent encore peu les outils de mesure d’efficacité, comme les lignes de base ou les questionnaires d’auto-évaluation des patients. Les barrières à leur usage sont le manque de formation et le manque de temps. Or la parution récente des Recommandations de Bonne Pratique (RBP) dans le domaine du langage écrit, pilotée par le Collège Français d’Orthophonie, préconise l’usage de ces outils.
L’objectif de cette étude était de mesurer l’impact d’un outil d’information sur les lignes de base et l’auto-évaluation du patient, dans le domaine des troubles du langage écrit, destiné aux orthophonistes exerçant en libéral ou en mixte. Une méthode en trois étapes a été choisie : après un questionnaire sur les pratiques et les attentes des participants concernant les lignes de base, un site internet a été conçu et mis à disposition des participants pendant trois mois. Enfin un questionnaire a permis de mesurer l’impact du système d’information.
Les résultats apparaissent en partie similaires aux enquêtes antérieures. Ils permettent de dresser un profil idéal qui favoriserait la pratique des mesures d’efficacité : l’orthophoniste a reçu une formation initiale sur l’EBP et l’a complétée par une démarche personnelle. Les modèles disponibles lui permettent de mettre rapidement en pratique les mesures d’efficacité. A partir de trois lignes de base réalisées, le thérapeute gagne en autonomie pour créer ses propres mesures. A ce stade, il se tourne vers les auto-évaluations de ressenti du patient. Après deux questionnaires, le clinicien estime avoir gagné en efficacité et amélioré la motivation de son patient. La démarche de mesure d’efficacité a ainsi plus de chances d’être intégrée et conservée.


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